Lorsque, en 1999, l’idée de fonder une association pour aider les
personnes atteintes de cancer a se battre contre cette sournoise
maladie germa dans l’esprit de ses fondateurs personne ne songeait
un instant qu’elle allait croître si vite.
"Trop
vite’, même, avertiront certaines, mettant en garde, a juste
titre, d’ailleurs, contre l’éparpillement et
la précipitation.
Mai, pour comprendre le cheminement de ces étapes, tournons-nous
un instant vers le passé.
Il y a cinq ans, Nassima naissait dans la douleur. Sa gestation
ne fut pas de tout repos, mais faisant, contre mauvaise fortune,
bon cour, ses vagissements finirent enfin par retentir dans l’univers
associatif.
C’était le
7 février 1999. Mais, en ce jour, Nassima, n’était qu’un prénom
sur un bulletin de naissance. Un agrément sur un arrêté
préfectoral. En somme, une petite étoile dans une galaxie.
Les difficultés
commencèrent alors a pointer : la tache semblait insurmontable,
tant Nassima ne disposait ni de centre pour accueillir
ses patients, ni de siège pour organiser ses missions, ni encore
moins, d’argent pour financer ses rêves. ’A cour vaillant ; rien
d’impossible’, insistait son président, en qui chacun reconnaissait
l’opiniâtreté et l’endurance dans l’effort. « N’attendons pas a
ce que les malades viennent vers nous. Allons plutôt les cherche
» s’entêtait.
Pourtant, une
question-clé gravitait : a quel avenir prédestiner Nassima ?
Autrement dit ; quels seraient ses objectifs ? Les avis
divergèrent mais l’on s’entendit, en tout cas, sur un point : faire
de Nassima une association capable d’apaiser la douleur, d’assister,
dans son combat, le patient atteint de cancer, loin des intérêts
étroits et des feux de la rampe.
Puis le destin
s’ébranla : un appartement de quatre pièces nous fut cédé par
un cour généreux, que nous ne remercierons jamais
assez. D’autres gens, non moins généreux, entreprirent alors de
le rendre agréable ; tout alla si vite que, quelques semaines plus
tard, l’appartement nu et froid, devint un confortable centre d’accueil.
Mais les lieux
étaient encore vides, les malades tardant a venir les occuper.
Nous partîmes donc les chercher. Au centre anticancéreux
de Blida, auquel nous nous rendormes, quelques femme, issues de
l’intérieur du pays, s’y trouvaient pour entamer leur traitement.
Etant dans l’impossibilité d’y trouver le gîte, nous les invitées
a venir au centre, chose qu’elles nous firent l’honneur d’accepter.
Puis, l’information faisant boule de neige, le centre ne désemplit
plus de femmes, souvent démunies, venant, pour la plupart, de l’intérieur
du pays pour se faire au centre anticancéreux. Si bien que, en
cinq années, prés de 400 patientes sont passées par le centre!
Nassima, ambitieuse,
n’allait pas, loin s’en faut, s’arrêter la!
Tout en gérant le présent, elle entreprit de se tourner vers une
autre frange de malades, très dépendants d’autrui, ceux-la, car
incapables de prendre en charge leurs besoins vitaux les plus
élémentaires : les handicapés moteurs.
Nassima se
rend chez eux, leur apportant aide et réconfort, les aidant a
survivre. Puis, par une froide journée de mars 2003, nous
nous rendormes a la clinique de cardiologie de Bousmail en quête
d’enfants cardiopathies a transférer en France.
Nous y rencontrées
Abderrahmane, qui fut, par la suite, opéré a Necker, et qui comme
les enfant de son âge, joue et croque, de
bon cour, sa vie de bébé, puis vint Akram, un autre bébé opéré,
lui aussi, a Necker. Demain, ce sera le tour de Mohamed. Et d’autres
!
L’avenir ?
La construction du centre de dépistage du cancer, qui n’est plus
un rêve, mais une proche réalité.
Hier, Nassima
était un prénom sur un bulletin de naissance, un agrément sur
un arrête préfectoral. Aujourd'hui elle est une réalité.
Demain, elle sera toujours a la pointe du combat contre la souffrance
!
Le Messager de Dieu, que le Salut soit sur lui, a dit : les meilleurs
actes sont ceux qui durent, petits paraissent-ils.
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